La
création d’un commerce en franchise
au Maroc, au delà de la viabilité
démontrée du projet, comporte
des contraintes de différentes natures.
Le futur franchisé peut s’entourer
de toutes les garanties nécessaires,
il n’en demeure pas moins que les
banques restent méfiantes par rapport
à cette forme de distribution.
Les contraintes relatives
au financement
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Problème
de nantissement du fond de commerce |
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La plupart du temps,
le nantissement du fond de commerce
pose un problème au banquier,
car l’enseigne qui en est un
élément important n’appartient
pas au franchisé mais au franchiseur. |
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Le
fond de commerce |
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Les problèmes
rencontrés à ce sujet
sont principalement bancaires et notamment
la réticence des banques à
considérer le fonds de commerce
comme une garantie. La plupart des
franchisés ayant eu recours
au financement bancaire ont dû
donner des garanties supplémentaires
pour pouvoir obtenir un financement. |
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La
valeur du Fond de commerce |
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La valeur du fond de
commerce repose sur l’enseigne.
Le fond de commerce comprend l’enseigne
qui n’appartient pas au franchisé.
Ainsi, si un problème survient
entre le franchiseur et son affilié,
le fond de commerce n’aura plus
aucune valeur et notamment si le centre
commercial est en déclin.
Les banquiers au Maroc ne sont pas
convaincus de la valeur et de la garantie
constituée par le fond de commerce
vu la relation franchiseur et franchisé,mais
la distinction entre local et centre
commercial est à faire :
lorsque le centre commercial est
un succès le fond de commerce
est valorisé,
lorsque la galerie est un échec
commercial le fond de commerce perd
de sa valeur |
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Valeur
du centre commercial |
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Il convient donc aux
banquiers d’estimer la valeur
des études de marché
réalisées et la capacité
du gestionnaire du centre commercial,
de la galerie marchande ou du syndicat
des commerçants dans les cas
de la vente, à mener le centre
vers la réussite et le pérenniser. |
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Manque
d’informations |
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Les banques n’ont
pas une bonne visibilité et
pas suffisamment d’informations
sur la franchise (formule de commerce
associé non encore intégrée
dans les usages bancaires) |
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La
franchise est-elle une PME à
risques ? |
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Les banques classent
les franchises en PME/PMI qui débutent.
Ils répertorient les franchises
dans la catégorie de PME/PMI
fragiles et à risques alors
que ces dernières ont un taux
d’échec avoisinant les
6 % ce qui est bien inférieur
aux risques afférents à
un commerce classique. |
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Les
longs délais d’obtention
du crédit
- Sont-ils du fait du banquier ? |
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Les délais d’obtention
du crédit bancaire handicapent
l’entrepreneur en franchise
par rapport à ses engagements
en délais contractuels vis-à-vis
du franchiseur. |
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Les
longs délais d’obtention
du crédit
- Sont-ils du fait de l’entrepreneur
? |
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Les problèmes
liés au dossier de crédit
présenté par l’entrepreneur
: dossier non ficelé, études
non complètes, business plan
non conforme aux techniques d’analyses
des banques. |
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Problèmes
de sous capitalisation du projet |
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La majeure partie des
PME/PMI dont les franchises, sont
sous capitalisées. Cette sous
capitalisation les rend vulnérables
et n’encourage pas les banques
à s’engager dans des
crédits qui représentent
parfois 10 à 20 fois le capital. |
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