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La franchise au Maroc
  Définition
 
Le secteur de la franchise à connu trois stades d’évolution au Maroc, la phase naissante (1960-1980) avec une création tous les cinq ans, la phase de croissance (1990-1997) avec six créations par an et la phase de développement exponentiel (1997-2004) avec douze réalisations par an.

Cette remarquable évolution est principalement due à l’assouplissement du régime douanier, à l’augmentation du pouvoir d’achat ainsi qu’aux bouleversements du mode de consommation.
Ces facteurs déterminants font que le Maroc devient de plus en plus attractif pour les franchiseurs qui le perçoivent dorénavant comme intéressant.

D’une manière générale, les franchises installées au Maroc réussissent et le taux d’échec reste extrêmement faible. Celui-ci est en grande partie lié au secteur de la restauration, qui a la particularité d’être un métier de production demandant un profil de manager et de gestionnaire et/ou de restaurateur.

La franchise en restauration est sans doute l’un des secteur les plus délicat, le
Maroc étant un pays multiséculaire riche d’une culture culinaire où le consommateur est particulièrement exigeant.

Cependant, de grandes enseignes dans ce secteur s’épanouissent et nous encourageons les promoteurs, tous secteurs confondus, au préalable de leur engagement avec le franchiseur, à réaliser une étude de marché afin d’évaluer les indicateurs qui vont orienter leur décision d’investissement.

Le risque de l’investissement en franchise reste en tout état de cause bien inférieur à celui d’un commerce traditionnel. Avec les bonnes perspectives de croissance, les enseignes continuent à s’installer, encouragées également par l’amélioration de l’environnement économique.

La métamorphose progressive du mode de consommation conjuguée à l’augmentation du pouvoir d’achat font que le tissu commercial marocain se modernise.
La richesse actuelle de l’offre en franchise s’adressant a différentes catégories socioprofessionnelles est bien le signe de l’émergence d’une société de consommation.

Les conséquences de ce succès économique vont très probablement avoir un effet d’entraînement sur les commerces traditionnels, les acculant à se structurer et se moderniser.

L’amélioration du contexte économique du secteur de la franchise fait que de plus en plus d’entrepreneurs envisagent de développer un commerce sous cette forme de distribution, où le risque et relativement maîtrisé.

En effet, La notoriété de l’enseigne, le savoir-faire du franchiseur et la collection de produits et/ou de services offerts, testés et validés, offrent une alternative à l’entrepreneur marocain.
La discipline qu’implique le commerce en franchise à travers les exigences du franchiseur évite à l’entrepreneur des coûts d’apprentissage ainsi que des sanctions du marché parfois périlleuses.

Aujourd’hui, les intervenants économiques et politiques s’intéressent de près au phénomène, y voyant une issue parmi d’autres aux problèmes du développement et de la création d’emplois, tout en étant un moyen de moderniser le tissu économique national.

Dans ce sens, la Fédération nationale de la franchise, qui se trouve au premier plan de la scène, doit être soutenue et encouragée pour canaliser toutes ces énergies et assurer ainsi au secteur une croissance sécurisée et durable.

La direction des investissements et la direction du commerce intérieur s’impliquent activement dans ce processus par la promotion de l’investissement et la quête de solutions opérationnelles pour lever les contraintes du secteur et le développer harmonieusement.

Sur le plan juridique et légal, nos études et l’examen des expériences européennes et américaines, conduisent à conclure que la franchise au Maroc doit être encadrée par un code de déontologie, sans l’alourdir avec une loi, qui aurait comme fâcheuse conséquence de paralyser les partenaires.

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